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Définition
> Notre constat, sur le terrain
La professionnalisation des artistes, principalement des
musiciens de musiques actuelles pose un véritable problème.
Concrètement, les artistes ont de plus en plus de difficultés
à être structurés de façon légale
et permanente. Ainsi, il a été constaté
:
1) Les artistes débutant
leur professionnalisation ou souhaitant la débuter
nont aucun interlocuteur susceptible de leur détailler
avec fiabilité le statut Intermittent du Spectacle
dans sa globalité : avantages, inconvénients,
droits, obligations, etc. Il est bien évidemment crucial
de bien connaître les tenants et aboutissants de cette
voie professionnelle spécifique. Beaucoup de personnes
ont bien plus à lesprit laspect paillettes
de ce statut que la précarité demploi
quil implique.
2) Les artistes
qui se professionnalisent, donc ceux qui décident effectivement
de vivre de leur art. Ils se heurtent, souvent de plein
fouet, à un système administratif auquel ils
ne sont pas préparés : la gestion de leur dossier
Intermittent du Spectacle auprès dinstitutions
telles que lANPE et surtout lASSEDIC. Devenir
de manière effective Intermittent du Spectacle, cest
justifier dun cumul de 507 heures de travail sous forme
de cachets dans une année, donc autant de concerts
ou spectacles à réaliser.
Or, sur la région Auvergne, moins de 40 % des organisateurs
de spectacles sont en mesure détablir eux-mêmes
les cachets des artistes, cest-à-dire dêtre
leurs employeurs. Il savère que la lourdeur administrative
inhérente au salariat des artistes est telle que les
organisateurs, en plus de leur méconnaissance des mécanismes,
sont amenés, soit à rémunérer
les artistes de façon illégale (travail au noir),
soit à exiger des artistes des factures de prestations
que ces derniers ne sont pas en mesure de fournir (la législation
ne le leur permettant pas).
3) Les artistes professionnels
: une fois leur statut dIntermittent obtenu, il
sagit de le conserver dannée en année.
Précarité demploi certes, mais bien moins
que de devenir bénéficiaire du RMI, ce qui est
souvent la seule alternative quand leurs droits à lASSEDIC
ne sont pas reconduits, faute de justifier de ces 507 heures.
Par ailleurs, le statut quoffre lIntermittence
ouvre, sous certaines conditions, des droits (formation professionnelle,
indemnités journalières en cas de maladie, etc).
Là aussi, par manque de structure centralisatrice,
les artistes ne sont pas informés. De même, pour
la reconduction régulière de leur statut, ils
ont à faire face à certaines obligations, outre
les fameuses 507 heures.
Il nexiste pas de lieu détenant lensemble
de ces informations.

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